Rénovation énergétique comment contourner la nouvelle législation qui impacte la location et la vente

Rénovation énergétique : comment contourner la nouvelle législation qui impacte la location et la vente?

La rénovation énergétique est devenue une préoccupation majeure pour les propriétaires immobiliers, en raison des nouvelles législations qui imposent des normes strictes pour la location et la vente de biens.

La loi exige désormais des performances énergétiques élevées, ce qui peut représenter un défi financier et logistique pour de nombreux propriétaires. Alors, comment peut-on contourner ces nouvelles exigences sans contrevenir à la loi ?

Les nouvelles obligations et échéances pour les propriétaires

Les nouvelles réglementations énergétiques visent à réduire la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre des bâtiments. Les biens immobiliers doivent désormais atteindre un certain niveau de performance énergétique, souvent déterminé par le DPE (Diagnostic de Performance Énergétique).

Les propriétés classées F ou G sur l’échelle du DPE seront progressivement interdites à la location, forçant les propriétaires à effectuer des travaux de rénovation énergétique.

Les logements dont la consommation énergétique annuelle dépasse 450 kWh/m², classés G+ selon le DPE, sont particulièrement ciblés. Les logements classés F seront interdits à la location à partir du 1er janvier 2028, suivis par ceux de classe E à partir du 1er janvier 2034.

Impact des nouvelles réglementations énergétiques sur les logements

Dans la région PACA, plus de 10 000 appartements et maisons risquent d’être exclus du marché locatif d’ici 2025 s’ils ne sont pas rénovés, selon la Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM). Les logements classés F et G au DPE sont particulièrement nombreux dans les zones rurales et montagneuses.

Par exemple, les Bouches-du-Rhône et le Var comptent entre 5 et 9% de logements F et G, tandis que le Vaucluse en compte plus de 15%, et les Alpes de Haute-Provence et les Hautes-Alpes dépassent les 20%.

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Dans la station d’Isola 2000, 90 % des logements sont considérés comme des passoires thermiques. À Marseille, la situation est également préoccupante avec 40 000 logements insalubres et seulement 24% des biens loués classés E, F ou G.

Il est impératif d’agir rapidement pour améliorer l’efficacité énergétique de ces habitations.

Solutions pour alléger le fardeau des rénovations énergétiques

Pour alléger le fardeau financier des rénovations énergétiques, de nombreuses subventions et aides financières sont disponibles. Les propriétaires peuvent bénéficier de programmes comme MaPrimeRénov’, l’éco-prêt à taux zéro et des crédits d’impôt pour la transition énergétique.

Il est crucial de se renseigner sur ces aides et de préparer les dossiers nécessaires pour en bénéficier. Pour contourner les contraintes financières, certains propriétaires choisissent de phaser les travaux de rénovation. Plutôt que de réaliser toutes les améliorations en une seule fois, les travaux peuvent être étalés sur plusieurs années.

Par ailleurs, les propriétaires peuvent explorer des alternatives à la vente ou à la location traditionnelle comme la mise en location saisonnière ou la transformation du bien en colocation qui peuvent offrir des solutions temporaires jusqu’à ce que les travaux de rénovation soient terminés.

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Justin Malraux

Fondateur du magazine LAB Urba, Justin Malraux apporte un éclairage unique sur les enjeux contemporains de l'immobilier et de l'urbanisme à travers des articles d'actualités

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