Le nouveau DPE découvrez la nouvelle méthode de calcul pour les petits espaces

Le nouveau DPE : découvrez la nouvelle méthode de calcul pour les petits espaces

La réforme du DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) mise en place le 1er juillet 2024 marque une nouvelle étape dans la politique énergétique de la France. Visant à corriger les biais de l’ancienne méthode de calcul, cette réforme est particulièrement bénéfique pour les petits logements, souvent pénalisés par le passé.

Un nouveau DPE plus favorable aux petites surfaces

La méthode de calcul du DPE, précédemment critiquée pour son impact négatif sur les petites surfaces, a été révisée pour introduire des coefficients de pondération spécifiques.

Cette modification vise à mieux représenter la consommation énergétique réelle des logements de moins de 40 m². En effet, ce nouvel outil de mesure vise à mieux refléter la réalité énergétique de ces habitations.

La comptabilisation de l’eau chaude sanitaire et l’indice de compacité thermique sont les deux principaux aspects ajustés. En conséquence, la nouvelle méthode permet à une proportion significative de petits logements de gagner une ou deux classes énergétiques.

Ce qui va leur permettre de quitter les catégories F et G, synonymes de passoires énergétiques. Selon l’Agence de la transition écologique (Ademe), environ 140 000 logements vont pouvoir bénéficier de cette amélioration, contre 80 000 selon certains diagnostiqueurs.

Tout savoir sur l’impact de cette réforme

La réforme du DPE de 2024 représente une avancée notable pour les petits logements, offrant une méthode de calcul plus équitable et réaliste. En améliorant la classification énergétique de nombreuses petites surfaces, elle permet de mieux les intégrer au marché locatif et immobilier.

D’un autre côté, bien que la réforme de juillet 2024 soit un pas en avant significatif, elle n’est pas exempte de critiques. Certains craignent qu’elle n’encourage pas suffisamment la rénovation énergétique des logements, créant une illusion de confort énergétique sans véritable amélioration.

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Le débat sur la prise en compte des différentes sources d’énergie dans le calcul du DPE reste ouvert, avec des voix comme celle de Bruno Le Maire appelant à une révision plus complète. En outre, la réforme soulève des questions sur l’application des nouvelles règles et la formation des diagnostiqueurs.

Une démarche simplifiée pour corriger son DPE

Pour faciliter la transition, une solution simple pratique et efficace existe. En effet, l’Ademe a mis en place un simulateur permettant aux propriétaires de recalculer leur DPE. Il leur suffit d’entrer simplement le numéro de leur diagnostic existant.

Par la suite, ils peuvent obtenir une nouvelle étiquette énergétique, potentiellement plus avantageuse. Cette attestation peut être téléchargée et utilisée pour justifier de la performance énergétique améliorée du logement lors de sa mise en location ou en vente.

Ce dispositif est particulièrement important, car il évite aux propriétaires de devoir réaliser un nouveau diagnostic. Ainsi, sa présence peut simplifier la démarche tout en offrant une transparence accrue sur la performance énergétique réelle des petits logements.

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Justin Malraux

Fondateur du magazine LAB Urba, Justin Malraux apporte un éclairage unique sur les enjeux contemporains de l'immobilier et de l'urbanisme à travers des articles d'actualités

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