Escroquerie immobilière déguisée en conseil bancaire coûte 26 000 euros à un couple

Escroquerie immobilière déguisée en conseil bancaire coûte 26 000 euros à un couple

Un couple de retraités a été victime d’une arnaque au crédit immobilier, orchestrée par un faux conseiller bancaire. Il leur a fait signer des contrats de prêt et d’assurance, en échange d’une promesse de rachat de leur maison. Mais il s’agissait en fait d’un stratagème pour leur soutirer de l’argent.

Un faux conseiller bancaire se fait passer pour un ami

Tout commence en 2019, lorsque le couple reçoit un appel d’un homme se présentant comme un conseiller bancaire. Il leur propose de racheter la maison qu’ils possèdent dans le Val-d’Oise, pour 300 000 euros.

Selon lui, c’est une opportunité, car le bien est surévalué. Il s’engage aussi à leur trouver un logement adapté à leur situation. Le couple, qui souhaite vendre sa maison depuis plusieurs années, se laisse convaincre.

L’homme se montre très sympathique et leur rend visite à plusieurs reprises. Il prétend être un ami de leur fils, connaître leur situation financière et vouloir les aider.

Il leur fait signer des documents, qu’il présente comme des formalités administratives. Il exige aussi qu’ils lui versent de l’argent, en liquide ou par virement, pour financer les frais de dossier, de notaire ou de garantie.

Un stratagème bien rodé pour escroquer le couple

En réalité, l’homme n’est pas un conseiller bancaire, mais un escroc. Il a usurpé l’identité d’un véritable employé d’une banque, dont il a obtenu les coordonnées sur internet.

Il a également créé de faux documents, avec des logos et des tampons officiels. Il a ainsi fait croire au couple qu’il leur avait accordé un prêt immobilier de 200 000 euros, assorti d’une assurance de 26 000 euros.

Lire aussi :  Ce détail crucial dans votre annonce immobilière peut tout changer

Mais ces contrats n’ont aucune valeur juridique. Ils ne servent qu’à justifier les demandes de versement de l’homme. Le couple, qui ne se doute de rien, lui remet au total 26 000 euros, en espérant finaliser la vente de leur maison.

Mais au bout de quelques mois, ils ne reçoivent plus aucune nouvelle de l’individu. Ils se rendent alors compte qu’ils ont été dupés. Sans plus tarder, ils portent plainte, mais l’homme reste introuvable. Il a disparu avec leur argent, sans leur avoir racheté leur maison.

Un cas parmi tant d’autres d’arnaque au crédit immobilier

Ce couple n’est pas le seul à avoir été victime d’une arnaque au crédit immobilier. Selon la DGCCRF, ce type d’escroquerie est en hausse. Les escrocs ciblent les personnes âgées, isolées ou en difficulté financière.

Ils se font passer pour des professionnels du secteur immobilier ou bancaire, et leur font miroiter des offres alléchantes. Ils utilisent des techniques de manipulation, comme le sentiment d’urgence, la confiance ou la flatterie.

Pour éviter de tomber dans le piège, il faut être vigilant, vérifier l’identité et la réputation de son interlocuteur. Il faut également se méfier des offres trop belles pour être vraies, et ne jamais verser d’argent sans avoir reçu un contrat écrit et signé.

Il faut aussi garder une trace de tous les échanges, et ne pas hésiter à demander conseil à un proche ou à un professionnel qualifié.

Et vous, que pensez-vous de cette affaire ? Avez-vous déjà été confronté à une situation similaire ? Comment réagiriez-vous face à un tel scénario ? N’hésitez pas à faire part de votre avis et de vos expériences.

Lire aussi :  La crise du logement social : pouvez-vous perdre votre logement ?

LAB Urba est un site indépendant d'actualités et d'informations. Soutenez la rédaction en nous ajoutant dans vos favoris sur Google Actualités.

vincent cuzon
Vincent Cuzon

En qualité de responsable éditorial, j'apporte ma vaste expérience dans les domaines de l'immobilier et du logement. Mon rôle consiste à partager activement mon savoir-faire, contribuant ainsi à renforcer notre positionnement dans ces secteurs passionnants.

Voir tous les articles

Leave a reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *